L’Oiseau bleu

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Dossier de presse
L’oiseau bleu chroniqué dans Libération

« Dans un roman noir empreint de poésie et de magie, Sylvie Callet dresse le portrait de deux héroïnes prêtes à tout pour survivre. »
Alexandra Schwartzbrod, Libé Polar 2026

Article Libération Libé Polar L'oiseau bleu

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Extraits

« […] L’auteure nous entraîne cette fois dans le parcours d’enfants soldats qui feront tout pour s’extraire de l’horreur. Un récit bouleversant dans les pas de Makiadi et Shabani, la fillette, qui est baptisée Divine, des destins qui vont tenter de survivre en quête d’une vie meilleure. Très noir, cruel, mais aussi plein de poésie et de magie, un roman noir qui est une histoire incroyable, un superbe moment de lecture, entre réalité et fiction, ténèbres et lumière. Remarquable. » TOFPOLAR

« Exprimer l’indicible, choisir les mots, les faire vivre et leur donner la puissance nécessaire pour transmettre un message, des émotions … C’est la grande force de Sylvie Callet.
Je suis ressortie bouleversée de cette lecture, par le contenu, par l’écriture » CASSIOPEE

« République Démocratique du Congo. Là où la guerre fait des ravages, où l’on croise des enfants soldats shootés à la drogue pour mieux les canaliser, à peine plus grands que leurs fusils.
Où on oscille entre haine, vengeance, viols, pillages, misère totale. La seule qui se tient debout contre les pires exactions des hommes, c’est Makiadi, tellement droite qu’on dirait une déesse de la guerre. N’allez pas trop lui chercher des poux dans la tête, vous pourriez y laisser la vie.
Et pour contrecarrer cette violence à l’état brut, il y a Divine, qui chante tellement bien que sa voix guérit les âmes.
Ces deux femmes vont se rencontrer, s’apprivoiser, et tenter de fuir cette terre funeste où elles n’existent plus depuis longtemps.
C’était une lecture délicate, qui donne la parole à ceux qui n’en non plus.
De la noirceur jaillira peut être la lumière. Un roman où les femmes se serrent les coudes. S’en sortiront-elles ?  Pour le savoir, allez écouter la voix de Divine. » COLLECTIF POLAR – LA PLUME DE LULU

Romancière de Lyon
L’Oiseau bleu : l’exil poétique de Sylvie Callet
Mais l’oiseau bleu n’ est pas dupe. Elle a déjà compris que la barbarie ne s’arrêtait pas aux frontières.
« Sylvie Callet était présente en dédicace à la Librairie La Madeleine  de Lyon le samedi 25 avril dernier pour présenter son roman L’Oiseau bleu paru aux  excellentes Éditions du Caïman.
L’occasion de rédécouvrir l’oeuvre de cette écrivaine poétesse lyonnaise- caladoise plutôt-  reconnue pour Fatum et Poupée, voix importante mais trop méconnue de la littérature noire.
Elle nous entraîne cette fois dans le parcours d’enfants soldats Makiadi et Divine, deux figures contraintes à l’exil depuis la République démocratique du Congo jusqu’à l’Europe qui feront tout pour s’extraire de l’horreur.
L’autrice a su trouver l’angle et la trame idéale pour raconter ces histoires et ces parcours migratoires sans  céder au didactisme ou au manichéisme
Nourri par un conséquent travail documentaire important et des témoignages d’humanitaires , Sylvie Callet réussit  à déplacer le regard et à raconter à hauteur d’humain ces histoires souvent déshumanisés par les discours politiques et médiatiques. 
Volez  avec l’Oiseau Bleu,  préfacé par l’excellentissime Thomas Cantaloube qu’on aime beaucoup à Baz’art, vous ne le regretterez pas tant ce livre est rempli de sensibilité , de chaleur et de cruelle vérité ! »
L’Oiseau bleu de Sylvie Callet, éditions du Caïman, 240 pp, 15 euros. BAZ’ART

« Au fur et à mesure que le bateau se rapproche des côtes, on s’autorise à frémir, on s’ébroue timidement, on se frotte les yeux comme si l’on sortait d’un mauvais rêve, encore suspendu à la lisière du songe et du réel. Le regard de Shabani accroche une plage constellée de gilets orange fluorescents posés sur d’autres mousses de polyéthylène blanchies par le sel et le vent : les vestiges de traversées précédentes. A contempler cet amas épars, l’évidence le frappe enfin : la terre est là. Une onde de soulagement le traverse. Il se tourne vers Divine qui lui sourit en retour. Pas une seule seconde, elle n’a douté de lui. »

Par FELIX BRUN – Lagrandeparade.com/  2012, le Congo, la brousse et la jungle des milices rebelles. Makiadi, enlevée à sa famille dès 9 ans, devenue enfant-soldat…et la favorite d’un général sans pitié. Elle porte sur elle les cicatrices des exactions et de la violence de cet être féroce, comme on exhibe des trophées. Makiadi « la femme léopard » s’immerge parfois dans ses rêveries et se remémore les histoires tout en symboles que lui racontait son père, celles qui mettaient en scène les animaux de la forêt. Makiadi a été à de nombreuses reprises violée, battue, maltraitée…elle rencontre Divine, une gamine orpheline, perdue dans cette guérilla ethnique impitoyable.
Avec sa voix ensorcelante, Divine exhale la sérénité, l’apaisement et l’empathie. Subjuguée, Makiadi la désigne avec poésie et amour : « Un oiseau bleu, c’est la première image qui vient à Makiadi lorsqu’elle entend arriver. Les mots enfantins de la fillette, ponctués d’un rire sautillant, tintent dans l’air comme un grelot, traversent en virevoltes joyeuses le buisson derrière lequel s’est prestement accroupie la jeune femme. » Makiadi et Divine vont fuir cet indicible enfer…
Avec en toile de fond les massacres, les pillages, les génocides tribaux perpétrés dans cette République du Congo durant les années 2010, Sylvie Callet signe un remarquable et émouvant roman sur l’amitié, la solidarité, la sororité de ces deux personnages dans la quête d’un monde meilleur. L’écriture est riche de métaphores, de poésie mais aussi de descriptions sauvages, cruelles et réalistes.
Un excellent et lumineux moment de lecture de cette parabole de résilience et de résistance. « Mais tant qu’un filet de vie pulsera dans leurs veines, mus par un espoir insensé, ils ne renonceront pas à leur quête d’ailleurs. »

***

Préface de l’écrivain reporter Thomas Cantaloube


(Extrait) « En se penchant sur le cheminement d’une poignée d’individus parmi les plus faibles, des adolescents ballottés par la guerre incessante, Sylvie Callet ne dresse pas tant le portrait d’un pays ou de ses résidents que celui d’une situation contemporaine. Que faire lorsqu’on est abandonnés par tous ? Par son propre gouvernement, par ses proches, par le reste du monde, qui préfère regarder ailleurs ou, trop souvent, qui choisit d’attaquer les velléités de secours (les bateaux de réfugiés qui traversent la Méditerranée, par exemple). Makiadi, Divine, Shabani, Jean-Paul, Albert, Mosi, les personnages qui parcourent ce livre ne sont jamais considérés, nulle part, comme des citoyens (le mot n’est jamais employé), alors ils décident de s’en affranchir et de s’envoler, tel l’oiseau du titre.

De la région de Goma à l’île de Lesbos jusqu’à Paris, « L’oiseau bleu » nous offre un miroir bien plus puissant que celui de l’autofiction. Plus puissant parce que plus enrichissant, plus fidèle, plus perturbant aussi. Il faut s’ouvrir à l’autre, aux autres, pour faire partie du monde et faire société. Cela peut commencer par une chorale, mais cela demeure une affaire de gouvernance et de politiques. Même au pluriel, le gros mot est lâché – politique – mais il est intrinsèque au terrain littéraire dans lequel navigue Sylvie Callet et qui se nomme « roman noir ». Il existe dans notre monde des causes autres que psychologiques ; des contextes autres qu’immuables ; des solutions collectives.

Le « roman noir » est là pour « porter la plume dans la plaie », comme le rappelait Albert Londres à propos du journalisme. Même s’il flirte souvent avec la fatalité, il désigne aussi du doigt des alternatives qui auraient pu ou pourraient encore advenir. « L’oiseau bleu », tel le roman noir, ne fait pas de cadeaux en dépit de sa nature profondément altruiste » Thomas Cantaloube

L’actu de L’oiseau bleu

Roman noir publié aux éditions du Caïman
Parution : 6 avril 2026