Un roman noir entre Afrique et Europe
Roman noir publié aux éditions du Caïman
Parution : 6 avril 2026 – Lancement : 28 avril Salon Magnifique Livre Chapelle de la Trinité Lyon 69
Présentation de L’Oiseau bleu, un roman noir entre Congo et Europe, sur le site ActuaLitté
Préface de l’écrivain & reporter international Thomas Cantaloube
(Extrait) « En se penchant sur le cheminement d’une poignée d’individus parmi les plus faibles, des adolescents ballottés par la guerre incessante, Sylvie Callet ne dresse pas tant le portrait d’un pays ou de ses résidents que celui d’une situation contemporaine. Que faire lorsqu’on est abandonnés par tous ? Par son propre gouvernement, par ses proches, par le reste du monde, qui préfère regarder ailleurs ou, trop souvent, qui choisit d’attaquer les velléités de secours (les bateaux de réfugiés qui traversent la Méditerranée, par exemple). Makiadi, Divine, Shabani, Jean-Paul, Albert, Mosi, les personnages qui parcourent ce livre ne sont jamais considérés, nulle part, comme des citoyens (le mot n’est jamais employé), alors ils décident de s’en affranchir et de s’envoler, tel l’oiseau du titre.
De la région de Goma à l’île de Lesbos jusqu’à Paris, « L’oiseau bleu » nous offre un miroir bien plus puissant que celui de l’autofiction. Plus puissant parce que plus enrichissant, plus fidèle, plus perturbant aussi. Il faut s’ouvrir à l’autre, aux autres, pour faire partie du monde et faire société. Cela peut commencer par une chorale, mais cela demeure une affaire de gouvernance et de politiques. Même au pluriel, le gros mot est lâché – politique – mais il est intrinsèque au terrain littéraire dans lequel navigue Sylvie Callet et qui se nomme « roman noir ». Il existe dans notre monde des causes autres que psychologiques ; des contextes autres qu’immuables ; des solutions collectives.
Le « roman noir » est là pour « porter la plume dans la plaie », comme le rappelait Albert Londres à propos du journalisme. Même s’il flirte souvent avec la fatalité, il désigne aussi du doigt des alternatives qui auraient pu ou pourraient encore advenir. « L’oiseau bleu », tel le roman noir, ne fait pas de cadeaux en dépit de sa nature profondément altruiste » Thomas Cantaloube
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